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Comité interpartis s’oppose à un Etat omniscient

Lancement officiel de l’initiative „Oui à la protection de la sphère privée“

Communiqué de presse du 4 juin 2013

Un comité interpartis composé du PLR, du PDC, de l’UDC, de la Lega, de l’USAM et l’association alémanique des propriétaires (HEV) annonce aujourd’hui, le lancement officiel de la campagne de récolte de signatures en faveur de l’initiative populaire „Oui à la protection de la sphère privée“. Depuis quelques semaines, les diverses actions menées par la gauche et certains partis du centre n’ont pas d’autre but que de mettre à nu les citoyens. C’est la raison pour laquelle, il est temps d’agir afin de garantir le respect de notre sphère privée financière et de protéger le secret bancaire à l’échelle nationale.

La sphère privée et financière est un bien central dans une société libérale. Néanmoins, ce bien est aujourd’hui mis en danger. L’attitude de la gauche, les moyens toujours plus nombreux de surveillance et surtout la volonté de l’Etat d’être omniscient ne font qu’affaiblir ce droit fondamental. Aujourd’hui, la mise à nu du citoyen est sur le point de devenir une triste réalité, notamment dans le domaine financier. Il est indispensable de conserver la relation de confiance entre les citoyens et l’État dans notre pays, tel est l’objectif souhaité par le comité d’initiative. L’initiative permettra d’ancrer formellement dans la Constitution fédérale la protection de la sphère privée. Grâce à ce projet, l’échange automatique d’informations sur le plan national sera empêché et le secret bancaire pour les personnes domiciliées ou sises en Suisse sera conservé.

A l’heure où l’Etat devient de plus en plus omniprésent, le risque d’abus et de dérives continuera sans cesse d’augmenter si notre sphère privée n’est pas suffisamment protégée. Il est donc légitime de se poser la question de savoir jusqu’à quel point l’Etat doit pouvoir s’immiscer dans la sphère privée des citoyens. Sommes-nous en droit de penser qu’après les données financières, il s’attaquera aux données des cartes de crédits ? Est-ce que l’Etat exigera d’avoir accès aux dossiers médicaux ? La Suisse s’est construite autour de valeurs fondamentales et grâce à une relation de confiance avec le citoyen. Ces notions ont permis à notre pays d’être prospère et stable. Chaque citoyen a le droit d’avoir sa sphère privée protégée contre les intrusions étatiques exagérées.

La Suisse ne doit pas céder aux pressions extérieures. Les pays tiers veulent soumettre notre loi aux trends internationaux en imposant un contrôle étatique total, ce qui est contraire à nos traditions - où le citoyen a toujours le dernier mot. De plus, nous refusons que les attentes fiscales de l’Etat priment sur les intérêts des citoyens et sur le sacrifice de la sphère privée.

La fraude et le délit fiscal ne sont pas protégés par l’initiative. Un tribunal doit statuer s’il existe un soupçon fondé d’infraction fiscale. Dans ce cas, des tiers pourront fournir des données aux autorités. Les cantons auront alors accès à ces informations. Jusqu’ici, ils disposaient de ces informations qu’en cas de fraude avérée. Il est nécessaire que les délits fiscaux soient traqués et sévèrement punis au moyen de règles claires.

La Suisse doit ainsi prendre des mesures concrètes pour la protection de la vie privée des citoyens afin de donner un signal clair face aux tentatives d’intrusions étatiques. Nous ne voulons pas d’un contrôle total de la part d’un Etat interventionniste et omniscient. La confiance et la responsabilité du citoyen sont deux valeurs qui ont fait la force de notre pays et c’est les raisons pour lesquelles, le comité interpartis soutient l’initiative „Oui à la protection de la sphère privée“.

Contacts:
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Thomas Matter, entrepreneur, UDC
- Gabi Huber, présidente du groupe parlementaire libéral-radical
- Fulvio Pelli, conseiller national PLR
- Alfred Heer, conseiller national UDC
- Gerhard Pfister, conseiller national PDC